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Valérie Lacalmontie, l’artiste qui fait danser les murs

Posté le 01/07/2014

 

Elle passe de l’hyperréalisme à l’imaginaire, des tons pastels aux couleurs vives, des lignes droites aux ondulations. C’est ainsi que Valérie Lacalmontie est parvenue à se forger un style bien à elle. Le résultat ? Bords de mer, scènes urbaines, portraits ou maisons ondulant sous la lumière… ses toiles sont toujours pleine de vie, avec ou sans personnage. 

Elle a pris pour nom d’artiste son nom de jeune fille et a commencé à peindre très tôt. C’est son mari qui l’a encouragée à exposer. Bonne idée : Valérie Lacalmontie est aujourd’hui une artiste reconnue.

Une vocation précoce. Enfant elle dessine beaucoup. Adolescente elle réalise ses première toiles. Lycéenne elle suit des cours du soir aux Beaux Arts. En revanche à l’université d’art plastique de Bordeaux, elle n’aime pas le contenu de l’enseignement : « Je cherchais des informations techniques, alors que les enseignants ne nous apprenaient pas les bases par peur de nous enfermer dans un style trop rigide » - elle arrête alors les cours, et passe un BTS de tourisme… jamais utilisé. Mais à 26 ans elle expose et vend déjà ses toiles ! 

Une reconnaissance rapide. « J’ai vendu tout de suite, dit-elle. Je n’en revenais pas ! J’ai même gagné un prix organisé par les commerçants qui m’ont demandé de réaliser une affiche pour Noël ». Elle expose ainsi pendant plusieurs années sur le bassin d’Arcachon avec l’association « Promenade des Arts ». Tout se passe bien. A chaque saison elle vend tout son travail de l’année. Mais… « J’avais besoin de peindre autre chose que le bassin d’Arcachon ».

Elle expose aussi au Ritz, à Paris, dans le cadre d’un partenariat-mécénat passé avec un industriel intéressé par ses peintures. Elle participe ensuite au Grand Marché d’Art Contemporain (GMAC à Paris). Travaille plusieurs années pour une galerie locale. « Mais j’ai arrêté car ils me demandaient de ne peindre que le Bassin d’Arcachon, en plus ils voulaient avoir l’exclusivité sur mes toiles ». Démarrent alors de nouvelles collaborations avec différentes galeries. Puis vient la naissance de son petit garçon, suivi d’un coup de frein dans sa production pendant plusieurs années.

Elle a aujourd’hui  retrouvé un nouveau rythme de travail. Et expose à nouveau, dans la galerie des 7 arts, à Castres sur Gironde cette fois-ci.

De l’hyperréalisme à l’imaginaire. Elle peint depuis toujours ses tableaux à l’huile (avec parfois un fond à l’acrylique pour le démarrage). Mais au début, elle peignait d’après photo, dans un style plutôt hyperréaliste. Puis, petit à petit, elle s’est détachée de la photo pour ne fonctionner plus qu’à l’imagination.

En 2001, à 30 ans, elle se libère et donne davantage de couleur à ses toiles à l’occasion d’un voyage à Venise et Burano. Puis en 2004, c’est un voyage à Cuba qui transforme à son tour sa façon de dessiner : « Avant, je m’attachais à faire les choses bien droites, explique-t-elle. Mais à Cuba, j’ai voulu faire un travail sur les danseurs. J’ai d’abord fait une salle bien droite. Puis j’ai fait danser les murs ». (voir ici)

A partir de là son univers onirique change. Les personnages y tiennent un autre rôle. Soit ils sont absents de ses toiles, soit ils en sont le sujet principal. Ses tableaux s’enrichissent d’architectures qui ondulent sous la lumière et les couleurs. Ses tableaux s’enrichissent d’architectures qui ondulent sous la lumière et les couleurs. Un mouvement qui correspond à sa philosophie de vie : « Il faut s’adapter, tourner sans cesse », résume-t-elle. Et c’est ainsi que les peintures de Valérie Lacalmontie expriment de plus en plus directement son ressenti, sa façon de percevoir les choses : « Ma série de toiles sur Venise représente une ville qui ondule, sans personnage, souligne-t-elle. C’est l’ondulation qui donne la vie ». (voir ici ou ici)

Une âme d’artiste. Insatisfaction du créateur en permanence à la recherche d’autre chose ? Besoin de perfection ? Quoi qu’il en soit, une chose est sûre, Valérie Lacalmontie ne cherche pas la facilité : « Je veux conserver du plaisir à peindre. Je ne veux pas travailler comme une machine. Je veux une progression personnelle afin de pouvoir aller dans l’imaginaire et y faire ce que je veux ». Et tant pis si ses toiles ne se ressemblent pas toutes, si le trop grand nombre de thèmes abordés dérange les galeristes…

C’est sans doute pour cela aussi que Valérie Lacalmontie n’a pas peur du regard que portent les autres sur son travail : « J’aime bien vendre directement mes toiles, dit-elle. Cela me booste car, pour moi, l’acte d’achat montre que les gens donnent de la valeur à ce que je fais ».

Andrée Muller

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