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Rencontre avec les « exploratrices » de Caroline Manière

Posté le 23/09/2014

 

Au fil de ses portraits d’« exploratrices » Caroline Manière raconte des fragments de vie de femmes. Mais quels secrets dévoilent-elles ? Que viennent-elles nous dire ? Décryptage.

Deug de biologie et diplôme de peinture décorative IPEDEC en poche - et deux années d’art graphique au COPAG en sus, Caroline Manière (aujourd’hui maman de deux filles de 6 et 13 ans) a d’abord été directrice artistique dans différentes agences de publicité. A présent, elle expose et vend ses toiles et bijoux aux Ateliers d'Art de France.

 

Filles de roi ou simples passagères ? Les « exploratrices » peintes par Caroline Manière ont des postures de reine. Elles semblent cacher derrière leurs brillances comme des parfums de mystère. A tel point qu’en regardant leurs portraits, on est presque étonné de ne pas les entendre nous chuchoter quelques secrets !

 

Comme une histoire sur les femmes. D'où viennent-elles ? Qui sont-elles ? Que veulent-elles nous dire ? Les « exploratrices » de Caroline Manière nous interpellent autant par leur présence que par leur prestance : « Mais ce ne sont pas juste des personnages, précise Caroline. Cest comme une histoire sur les femmes que je déroule tout au long de ces portraits ».

 

Place à limagination. Voyage intérieur, secrets, couleurs, formes… Pour démarrer ses portraits, Caroline Manière commence par noter ses idées sous forme de croquis, qu’elle dessine au crayon à papier dans de petits carnets. Vient ensuite le travail sur les couleurs. Posées elles aussi dans les carnets, les couleurs donnent le « ton » du portrait, au propre comme au figuré. «Je commence presque toujours par le chemisier, poursuit Caroline Manière. Puis je réalise le buste et ensuite la ceinture. Après, je construits la coiffe. Enfin je termine par le visage ».

 

Recherche documentaire ou travail imaginaire ? « Je fonctionne essentiellement à limagination, à linstinct. Pour lindienne par exemple, javais acheté un bouquin. Mais je ne men suis pas servi ». Recherchant la spontanéité, Caroline Manière préfère les motifs simples qui peuvent se dessiner de façon intuitive. Et donner ainsi cette impression que si chaque exploratrice est unique, c’est toujours un peu la même femme qui se pose face à nous pour nous raconter une étape de sa vie.

 

Andrée Muller

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