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Catherine Suchocka, l’artiste qui joue avec la création

Posté le 18/09/2017

 

 

Pour elle, la création est impalpable, spontanée, ludique… Mais la création est aussi pour Catherine Suchocka quelque chose de non programmable, d’immesurable et d’inchiffrable. Cette artiste peintre plasticienne qui refuse les dogmes aime bien à ce propos citer Pablo Picasso lorsqu’il répond « toute une vie… » à la question du temps de travail nécessaire à la production d’une œuvre. L’important pour Catherine Suchocka est en effet de ne jamais s’endormir sur ses acquis. Zoom sur une artiste peintre qui n’a pas peur du changement.

Née en Pologne et vivant en France depuis plus de 20 ans, Catherine Suchocka est à la fois artiste-peintre, illustratrice free-lance et professeure d’art… Lauréate de la carte Schlumberger en 1994, ce prix de la carte de vœux lui permet alors de financer la poursuite de ses études. Elle continue ensuite sur cette lancée en travaillant en free-lance à la réalisation de cartes de vœux et d’illustrations de rapports annuels pour les entreprises. Son secret ? « Je dessine depuis que je suis toute petite, confie-t-elle. J’ai réalisé ma première peinture à l’huile à 5 ans. Et comme mon grand-père peignait, sculptait et créait, j’ai fait beaucoup d’exposition avec lui ».

Une artiste peintre à la palette multiple. Diplômée de l'Ecole Supérieure des Arts Modernes de Paris (ESAM-Design), elle y enseigne aujourd’hui le design graphique, la couleur et l’expression personnelle. Si elle compte parmi ses clients de grandes entreprises industrielles comme Siemens ou Schlumberger, ses illustrations ont également séduit la Fédération Française de Tennis pour laquelle elle a réalisé l’affiche de l’Open de Paris en 1997, La Poste ou encore le Ministère du Travail. Elle travaille également pour des éditeurs du livre jeunesse, les Éditions des Braques par exemple. Enfin en tant qu’artiste peintre, Catherine Suchocka peint des tableaux à l’acrylique (voir ici sur son site web) qu’elle expose aussi bien en France qu’à l’étranger : « J’ai commencé à exposer en Pologne, dit-elle. Mais j’ai également gagné des concours en France ».

Pour l’amour des couleurs. Dans un style bien à elle, en dehors des sentiers battus et sans a priori Catherine Suchocka fait vivre aujourd’hui sur ses toiles des paysages aux couleurs pastel. D’où vient cette idée ? De l’inspirations d’autres artistes ? « Je ne me pose pas ce genre de question, répond-elle. J’ai mes propres sources d’inspiration. Mais c’est certain qu’avec ma formation artistique, il me reste forcément des choses dans la tête ».

 Alors comment démarre un tableau ?  Sur quelles idées ? « Je fonctionne souvent par séries, explique-t-elle. Il m’arrive de faire des choses pour lesquelles j’ai envie de peindre sans rien dans la tête. Ou au contraire, surtout pour les séries de tableaux, je fais des croquis, pas forcément toujours en couleur ».

Pas de préjugé. « Pour la composition, je fais des recherches rapides sur de simples feuilles de papier », poursuit Catherine Suchocka. Difficile en revanche de bien cerner ce qui déclenche l’envie de faire telle ou telle série de tableaux. Bref, d’où vient l’inspiration ? « Si je savais… C’est le quotidien qui m’inspire. Je ne fais pas une série en vue d’une exposition. Mais si j’ai la date d’une exposition, il est sûr que celle-ci me servira de moteur. »

Est-ce au pied du mur que l’on crée le plus facilement ? Ou bien est-il préférable au contraire de ne pas se sentir prisonnier pour créer ? « Les deux, répond-elle. Si on commence une série et que l’on a une date à tenir, effectivement cela joue. Mais c’est possible aussi que rien ne sorte sur une date… »

Changer encore et toujours... Les neuf séries de peinture (paysage, femme, explosion de couleurs, New York City, en promenade…) présentées par Catherine Suchocka sur son site web étonnent d’abord par leur diversité, autant du point de vue de leurs ambiances, de leurs couleurs que des thèmes abordés. Aujourd’hui ses tableaux sont couleurs pastel. Est-ce un tournant ? « J’utilise ce type de couleurs pour mes tableaux depuis un an à un an et demi. Je ne crois pas que je vais continuer comme cela. Mais je ne sais pas encore vers où j’irai... »

Pas d’agent ni de galerie à l’année, Catherine Suchocka veut sur ce point aussi garder toute son indépendance d’artiste : « En fait je ne me suis pas occupée depuis un certain temps de la commercialisation de mes peintures. D’autant plus qu’en France, les galeries vendent plutôt un espace. A New York c’est différent, les galeristes s’impliquent vraiment… »

Artiste peintre, professeure et illustratrice free-lance fonctionnant à la commande, Catherine Suchocka parvient à mener toutes ces activités de front. Appliquant sa sensibilité d’artiste à des domaines souvent jugés incompatibles, elle fait ainsi sauter des frontières entre l’art, la communication, la décoration, le loisir...

 

Andrée Muller

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