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Anne Lou, une artiste multiple

Posté le 18/11/2019

 

Photographe, peintre, sculptrice, artiste numérique… Difficile de qualifier l’identité artistique d’Anne Lou tant son art se trouvent au croisement de disciplines différentes. Mais une chose est sûre : ne lui dites jamais qu’elle s’amuse bien lorsqu’elle part, appareil photo sous le bras, en reconnaissance dans les jardins publics parisiens. Car si Anne Lou aime son travail d’artiste preneuse d’images, c’est avant tout son professionnalisme qui ressort de son travail. Créative mais aussi travailleuse infatigable, elle peaufine ses prises de vue, hiérarchise ses idées, réinvente parfois ses photos sur son ordinateur, fait des essais, change, recommence…

 

Aujourd’hui photographe à temps plein, elle vit entièrement de son art. Anne Lou expose dans les salons professionnels (Salon des Artistes Français, Réalités Nouvelles, Salon d’Automne), les galeries, les bars, les restaurants, de petits locaux qu’elle loue. 

 

D’abord une créative. Dans le travail d’Anne Lou, c’est en effet la créativité qui ressort au premier abord : « Tous les types de création m’intéressent depuis mes 18 ans, et ce même en matière de marketing ! ». Art, commerce ou marketing, quel que soit le domaine qu’elle aborde, son but semble en effet toujours le même : « Sortir quelque chose que je n’ai pas encore vu ». Qu’il s’agisse des supports, des couleurs ou des thèmes traités, son ambition quasi permanente est de créer des photos différentes de celles des autres.

 

« C’est très important pour moi de changer, explique-t-elle. J’ai fait de la photo pure jusqu’à l’arrivée du numérique. Je suis alors passée sur Photoshop ».  Elle a également adopté différents thèmes, les jardins publics, les paysages urbains, les animaux, l’abstraction... « Parfois j’en prends un pendant un certain temps, puis je l’abandonne pour le retrouver plus tard », précise-t-elleIdem en matière de supports. En formats ronds ou sur tissus velours, ils ajoutent à ses photos une touche d’originalité supplémentaire : « J’ai adopté le tourbillon, d’où l’image de la machine à laver… et du support rond. Le velours en revanche est venu par référence aux livres, qui à l’origine étaient en tissus ».

 

Mais très concrètement comment créez-vous, par quel processus ? « Si j’ai une idée en tête au départ, je fais les photos qui lui correspondent. Parfois au contraire, c’est devant mon ordinateur et une photo que me vient une idée. Mon pinceau, c’est alors ma souris ». Lorsqu’elle part prendre des photos, c’est donc généralement avec une idée précise et un thème en tête. « En revanche, je me laisse toujours la liberté d’observer », précise-t-elle.

 

Retournant fréquemment sur les lieux pour effectuer d’autres prises de vue, ses premières photos ne sont souvent qu’un premier jet. Elle va d’abord très vite, puis ensuite revient. Elle tient compte de tout. Pour la photo présentée au Salon d’Automne par exemple, elle a demandé au modèle quelle couleur elle aimait. Puis elle a rajouté des éléments à la scène. Pour, in fine, composer la photo exactement comme un peintre compose un tableau : « J’ai eu la chance d’avoir suivi des cours de peinture. J’ai compris qu’il fallait que je travaille comme un peintre ». 

 

 

 

 

 

Anne Lou : « Hall d’hôtel à Paris », 130 cm x 86 cm, impression sur métal sublichrome brillant. Cette photo exposée au Salon d’Automne 2019 a également a reçu la médaille de bronze au Salon des Artistes Français.

 

 

 

 

Un manque crucial de temps.  Son objectif à présent est d’être régulièrement dans une ou plusieurs galeries, afin de consacrer davantage de temps à la création pure. Un manque de temps d’autant plus réel que, si les réseaux sociaux sont très importants pour se faire connaître, ils prennent aussi beaucoup de temps : « Je m’en occupe souvent le soir. Mais parfois, je dois y consacrer des journées entières ».

 

Andrée Muller

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