La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Trois artistes à connaître

Posté le 21/04/2020

 

Photos du temps qui passe de Stephen Wilkes présentées par la galerie Gadcollection, portraits habillés de mystère de Catherine Moore présentés par la galerie Modern Eden Gallery, voyageurs sculptés de Bruno Catalano présentés par les galeries Bartoux… Outre le fait qu’elle et ils témoignent de la vitalité des galeries d’art malgré les mesures de confinement actuelles, ces trois artistes se distinguent par leur originalité, leur style et leur sensibilité sociétale. Présentations…

 

En attendant la reprise des salons d’art contemporain et la réouverture des expositions au public, bon nombre de galeries d’art traditionnelles, ayant pignon sur rue, font connaître les artistes qu’elles représentent via les réseaux sociaux et leurs sites web (voir notre article « En direct des galeries d’art »). Parmi eux, le photographe américain Stephen Wilkes présenté par la galerie parisienne Gadcollection interroge notre rapport au monde à travers d’étranges paysages, souvent urbains, semblant provenir d’autres planètes. Pour les réaliser, il a rassemblé sur une seule image plusieurs centaines de photos du même lieu prises à différentes heures du jour. Pour sa part, Catherine Moore présentée par la galerie Modern Eden Gallery de San Francisco (Californie, Etats-Unis) focalise son travail sur les différentes facettes de la vie. Ses portraits, personnages et animaux sont parfois mystérieux, d’autre fois ludiques ou au contraire sombres, mais toujours dessinés avec une grande minutie. Enfin, inspiré par le thème du voyage, de l’exil et de l’immigration, Bruno Catalano donne vie quant à lui à une multitude de voyageurs. Ses petits personnages de bronze dont une partie d’eux-mêmes est toujours absente semblent en permanence être à la recherche de nouveaux territoires.

 

Stephen Wilkes : « Tour de France, Paris » 2016, in série « Day to night », tirage numérique (en nombre d’exemplaires limités et signé au dos par l’artiste) présenté par la galerie Gadcollection.

Débutées en 2009, les prises de vue effectuées pour chacune des photos de cette série « Day to night » s’étendent sur des plages horaires de plus de 24 heures, montrant ainsi les paysages sous toutes les heures de la journée et même de la nuit (voir ici « a Journey », le catalogue électronique de l’exposition consacrée à Stephen Wilkes en décembre 2018 - janvier 2019 par la galerie Gadcollection). Né en 1957, Stephen Wilkes commence à prendre des photos dès l’âge de 12 ans… Il ne s’arrêtera plus. Bachelor en photographie de l’université Newhouse de Syracuse (État de New-York) en poche, il se spécialise dans la communication, puis ouvre son studio newyorkais en 1983. Il s’attache par ses photos à modifier nos perceptions stéréotypées du monde. 

 

  

Catherine Moore : « Face the new day », huile sur toile, 2020, 40 x 50 cm présentée par Modern Eden Gallery de San Francisco (Californie, Etats-Unis) dans le cadre de l’exposition virtuelle « Artist of the Day: April 13 » organisée par la galerie pendant la période actuelle de confinement.

Née à San Leandro en Californie où elle vit actuellement, Catherine Moore a passé son adolescence à Reno au Nevada. Diplômée de l'Academy of Art University de San Francisco en 2004, elle a travaillé pendant plusieurs années en tant que graphiste et illustratrice indépendante. Elle a commencé à exposer ses peintures en 2011. Imprégnée de culture pop, fascinée par le côté sombre de la magie et du mystère, elle est néanmoins restée fidèle à la philosophie de l’exactitude du trait de sa formation artistique traditionnelle. Résultat : en s’alliant à l’étrangeté de ses univers, les détails sur travaillés de Catherine Moore renforcent la composante onirique de ses toiles. Et offrent ainsi autant de chemins vers les imaginaires de celles et ceux qui les regardent. 

 

 

Bruno Catalano : « Posso entrare », bronze original, 100 cm de hauteur, présenté dans le cadre de l’exposition virtuelle « Human » montée par les galeries Bartoux (du 6 au 12 avril 2020). Le catalogue de l’exposition est visible ici sur le site web des galeries.

C’est dès le début de sa carrière, en 1990, que Bruno Catalano commence à donner vie à ses « voyageurs ». D’abord compacts et en argile, ils gagneront en abstraction au fil des ans pour devenir des vacanciers, des cadres ou des migrants faits de bronze et de vide mais tenant toujours un sac ou une valise à la main. Né en 1960 et vivant à Marseille, Bruno Catalano reste fidèle à cette inspiration du voyage qui est pour lui bien plus que le simple fil conducteur de son travail. Les vides et les creux dont il habille aujourd’hui ses personnages sculptés expriment tout à la fois le besoin d’évasion, la nostalgie du départ, la souffrance de l’exil, la recherche d’un ailleurs imaginé...

 

 

Andrée Muller

Partager via un média social