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Quand l’art rime avec ludique et numérique

Posté le 14/08/2018

 

Situé sur l’île artificielle d’Odaiba dans la baie de Tokyo (Japon), le musée des illusions optiques plonge ses visiteurs dans des mondes imaginaires qui font référence aussi bien à la culture Japonaise qu’aux œuvres d’art occidentales les plus connues. Alliant divertissement,peinture classique, street-art, photos… ce musée invite ses spectateurs à côtoyer les tigres d’Asie, à embarquer dans les airs sur un carré magique, à défier un vampire. Le tout avec photos autorisées, et même recommandées sinon exigées ! Visite guidée de ce musée extraordinaire dont le seul défaut à nos yeux est de ne pas avoir encore essaimé en France… 

Station balnéaire urbaine, l’île artificielle d’Odaiba à Tokyo au Japon est construite sur un polder. Elle abrite des bureaux, des centres commerciaux, diverses attractions, dont une grande roue et même une reproduction (en plus petit) de la Statue de la Liberté… et bien sûr le musée des illusions optiques (Tokyo Trick Art Museum). Divisé en différentes parties ayant chacune leur propre univers (Japon féodal, maisons hantées, vampires, galerie d’art,…) ce musée ressemble à une succession de décors dans lesquels les visiteurs sont invités à se photographier. Une chose donc est essentielle à prévoir avant de démarrer la visite du musée des illusions optiques : s’assurer que l’on dispose d’un appareil photo, ou vérifier que la batterie de son smartphone est bien chargée… 

 

Peintures et interactivité. Pour visiter le musée il faut d’abord en comprendre le principe. Vous aurez donc droit à cinq minutes d’explications ! Car pour profiter des effets spéciaux, il va falloir entrer en interaction avec les peintures. Le but est en effet de poser « dans » des tableaux proposant alternativement des scènes amusantes, romantiques ou encore d’action. Un petit panneau accroché à côté de chaque peinture explique comment il faut se positionner devant le tableau, quelle expression mimée, quelle attitude évoquer : peur, joie, surprise, fierté de l’aventurier… Bien sûr, trouver le bon emplacement prend parfois un certain temps, mais cela fait partie du jeu. De même, une fois la scénographie au point, il sera nécessaire qu’un complice prenne ensuite des photos de la scène… 

 

Photos et illusions d’optiques. …Car c’est sur ces photos prises dans le musée que l’effet d’illusion se révélera ! A noter d’ailleurs à ce propos qu’il faut donc être au moins deux pour visiter le musée. C’est également par l’intermédiaire de ces photos que le musée devient réellement de « l’art dans l’art » : visibles uniquement sur nos propres photos, les illusions optiques dont nous sommes les acteurs sont des œuvres uniques ! L’effet est subjuguant : les photos donnent vraiment l’impression que les « spectateurs - joueurs » sont entrés dans les tableaux.

 

Cette impression est d’autant plus forte que les scènes proposées par les différents tableaux sont surprenantes et parfois même déroutantes lorsque, par exemple, elles incitent à entrer à plusieurs dans un même tableau. Chacun doit alors remplir un rôle déterminé et tenir une position bien précise. L’idée est d’impliquer les spectateurs, de les pousser à agir afin de leur donner l’impression d’être les acteurs des œuvres présentées. Si interpeller son public est l’essence même de l’art, et donc la raison d’être d’un musée, celui des illusions optiques de l’île d’Odaiba l’enrichit d’un énorme avantage : donner en plus matière à s’amuser !

 

Carole Muller 

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