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Quand l’art fête 70 ans d’humanité

Posté le 27/10/2019

 

« Emmaüs, le tour d’un monde - Une exposition pour donner le gout des autres » : réalisée par le photographe et plasticien Nicolas Henry à la demande d’Emmaüs pour célébrer ses 70 ans, cette exposition s’est tenue du 5 au 27 octobre dernier place du Palais Royal à Paris. Se situant à mi-chemin entre l’installation et la performance artistique, elle mettait en scène la vie des exclus de tout bord et de tout pays. Bribes de cet époustouflant témoignage du besoin d’humanité de nos sociétés actuelles…

70 ans de combats auprès des plus démunis en France et dans le monde : pour fêter cet anniversaire, le Mouvement Emmaüs  fondé en 1949 par l’abbé Pierre a choisi de donner la parole aux exclus par l’intermédiaire de l’artiste Nicolas Henry. Diplômé des Beaux-Arts de Paris, ce jeune artiste français à l’écriture très personnelle se situe aux frontières entre le portrait, le théâtre et l’installation. A la fois photographe, plasticien et metteur en scène, il a raconté à travers cette exposition le parcours de personnes aidées par Emmaüs au moment où leur vie leur échappait. Sa performance ? Etre parvenu, sans ostentation, à faire vivre le désarroi de ces femmes et de ces hommes trop souvent déconsidérés. Précisons par ailleurs que son livre sur les communautés « Contes imaginaires autour du monde - World’s in the making » (Albin Michel, 2016) a reçu le prix Méditerranée du livre d’art en 2017.

 

Témoigner des histoires des exclus. Fruit d’un travail de plusieurs mois, cette exposition regroupait pas moins d’une centaine d’œuvres photographiques. Pour cela, l’artiste a rencontré des personnes accompagnées par les communautés ou les structures Emmaüs. Il s’est entretenu avec elles, a réalisé des prises de vue dans son atelier de Pantin, a créé des univers oniriques construits avec des objets de récupération, du tissus… Et surtout avec beaucoup de poésie.  C’est de cet assemblage chaque fois spécifique entre photographies et mises en scène que Nicolas Henry est parvenu in fine à créer aussi bien des tableaux émouvants et réalistes que des scénettes joyeuses et colorées. Le tout agencé parfois à plus de sept ou huit mètres de haut.

 

 

Ce tableau raconte la vie d’un ancien agriculteur, également ancien détenu, qui a réinventé sa vie et gère maintenant une ferme Emmaüs. Cette ferme accueille des détenus en fin de peine afin de leur permettre, à eux aussi, de se reconstruire.

 

 

 

 

 

 

 

Cette réalisation évoque l’exil d’un réfugié ayant fui le régime afghan à bord d’un canot pneumatique. Il a été aidé par Emmaüs à son arrivée dans la « jungle » de Calais.

 

 

 

 

 

 

Scénette représentant les conditions de vie difficiles des enfants touchés par l’exclusion et la pauvreté.

 

 

 

 

 

 

Sculptures, portraits, scénettes …  Aussi belle qu’émouvante, cette exposition dédiée aux personnes accompagnées et accueillies par Emmaüs, était réellement surprenante. On aurait presque aimé qu’elle soit encore plus grandiose !

 

Carole Muller

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