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Les pépites de Drawing Now

Posté le 01/04/2019

 

Mobile fait de saynètes intégrées dans des blocs de résine du collectif d’artistes autrichiens Jak, paysages sur plaques d’argile aux allures troublantes de David Lefebvre, œuvres délicates d’Eloïse Van der Heyden, dessins captivants de Katharina Ziemke, installation à résonnance minérale d’Anaïs Lelièvre… Le salon du dessin contemporain Drawing Now était l’occasion le week-end dernier de découvrir de nombreuses œuvres tout à fait surprenantes. Présentation de quelques-unes de ces réalisations qui esquissent les nouveaux visages du dessin d’art contemporain.

 

 

Focus sur les travaux d’un seul créateur ou présentations multiples : le salon du dessin contemporain Drawing Now qui s’est tenu la semaine dernière au Carreau du Temple à Paris était l’occasion pour les galeries d’art de présenter leurs artistes préférés. Plusieurs parmi eux attiraient tout particulièrement l’attention : le collectif Jak et David Lefebvre dont les réalisations donnaient une forte impression de « jamais vu », Eloïse Van der Heyden pour l’élégance de ses dessins, Katharina Ziemke pour l’ambiance orageuse de son travail, Anaïs Lelièvre pour son inventivité…

 

Jak : mobile réalisé avec des blocs de résine époxy dans lesquels sont dessinées les saynètes d’un film en cours de conception, Drawing Now 2019. Présentés par la galerie Viennoise (Autriche) Sturm & Schober,  les artistes de l’atelier Jak participent au projet du film « Soul Blindness » en déclinant des éléments du script à travers différents médias comme le dessin, la peinture, la photographie, la sculpture… Voir ici  pour en savoir plus sur l'atelier Jak dirigé par Jangyoung Jung et Andreas Geisselhardt, ainsi que sur le projet « Soul Blindness » en cours de réalisation depuis 2013 aux Etats-Unis et en Allemagne.

 

 

 

 

David Lefebvre : « Mégalithe II », graphite et huile sur clayboard, 30 x 24 cm, 2019, exposé par la galerie parisienne La Forest Divonne  avec une dizaine d’autres petits et moyen formats (de 20 cm à 80 cm). Né en 1980, David Lefebvre  travaille le dessin, la peinture et la céramique sur des plaques d’argile (clayboards). Alliant grattage, dessin et peinture, cet artiste grenoblois donne vie à d’étranges paysages où transparait un regard d’artiste à la fois magique et déstabilisant.

 

 

 

 

 

Eloïse Van der Heyden : œuvres exposées à Drawing Now 2019 par la galerie parisienne Catherine Putman. Explorant les liens entre le monde végétal et les humains, Eloïse Van der Heyden dessine, peint et joue sur les matières et les couleurs tout en finesse. Née en 1983 à New Haven (Connecticut, Etats-Unis), cette artiste d’origine belge qui est diplômée de l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris travaille par empreinte directe de feuilles d’arbres.

 

 

 

 

 

Katharina Ziemke : « Storm 4 », 2018, encre colorée sur papier de riz, 95 cm x 125 cm. Plusieurs dessins de la dernière série « Storm » de l’artiste allemande  Katharina Ziemke  (née en 1979) étaient exposés par la galerie parisienne Isabelle Gounod. Une première d’ailleurs pour la galerie qui n’avait encore jamais présenté cette nouvelle série de dessins au public.

 

 

 

 

 

Anaïs Lelièvre : « Stratum 2 »,  Drawing Now 2019, papier, encre, colle, bois, 250cm x 220 cm x 120 cm. Présentée par la galerie La Ferronnerie  et réalisée à partir d’un seul dessin retraité numériquement, l’installation d’Anaïs Lelièvre  (artiste française née en 1982) repose sur le principe de la reproduction d’un élément unique : « Entre dessin, performance, sculpture et installation, une même source alimente et relie chaque pièce comme un chapelet d’îles (…) Le dessin prend ainsi une dimension sculpturale », écrit-elle en commentaire de son travail.

 

 

 

 

Du dessin d’origine à l’inspiration minérale pour l’installation d’Anaïs Lelièvre aux paysages inspirés des montagnes de la région grenobloise de David Lefebvre en passant par les œuvres d’Eloïse Van der Heyden qui marient l’humain et le végétal, toutes ces réalisations montrent que la nature, les arbres et les plantes sont des sources d’inspiration toujours aussi fertiles. Ce qui en soi n’est pas très étonnant dans le contexte actuel d’interrogation autour du réchauffement de la planète. En revanche, la grande diversité avec laquelle ce thème de la nature est abordé par les différents artistes présentés est beaucoup plus inattendue. Et c’est bien là, l’un des aspects les plus intéressants de Drawing Now : rendre compte de la diversité et de l’inventivité de ce domaine en expansion que représente le dessin contemporain.

 

Andrée Muller

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