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L’Art Construit en images

Posté le 24/04/2017

 

L’exposition « Carrément 4 » qui se tient actuellement à Paris présente pour sa quatrième édition les œuvres de trente artistes contemporains « d’Art Construit ». Avec des sculptures, des compositions ou des tableaux faits de lignes, de carrés ou de rectangles, ce mouvement artistique né au siècle dernier est parfois appelé aussi « Art Géométrique » ou « Art Concret ». Visite en images.

Ouverte au public depuis jeudi dernier, cette exposition qui se tient à l’Espace Christiane Peugeot jusqu’au 1er mai prochain (voir ici pour en savoir plus) présente le travail de trente artistes contemporains d’Art Construit. Aux antipodes de l’art figuratif, cet art qui utilise les mathématiques consiste à prendre souvent pour sujets des figures ou des symboles géométriques. Et de fait, ce sont bien deux caractéristiques de l’universalité des mathématiques qui caractérisent à nos yeux l’exposition Carrément 4 : l’ouverture internationale et la diversité des approches. Avec, sur ce dernier point, l’impression constante que les artistes nous emmènent dans un aller-retour sans fin entre expression de la liberté et liberté d’expression.

 

Un mouvement sans frontières. Sur les trente artistes présentés, plus de dix sont originaires des Etats-Unis, du Japon, de l‘Allemagne, de l’Angleterre, la Bulgarie, la Pologne, la Hongrie, l’Arménie, la Yougoslavie, l’Italie…

 

 

 

Daniel G Hill : Spider Painting, 2016 - fil d’acier inoxydable 91,5 X 76 X 7,5 cm.

Le new-yorkais Daniel G Hill dessine avec des fils de fer des tableaux qui semblent littéralement prendre vie sous notre regard. Professeur à la Parsons School of Design, Daniel G Hill est le président de l’AAA (American Abstract Artists) depuis 2013.

 

 

 

 

 

Atsushi Kobayashi : SLIT-01, 2017 – bois peint 26 X17 X 15 cm.

L’artiste japonais Atsushi Kobayashi, enseignant à l’école des beaux-arts de Musashimo, illustre quant à lui les rapports reliant art construit, architecture, liberté d’inventer, faculté d’imaginer… Formées de blocs évidés, ses petites sculptures en bois peint construisent des espaces polymorphes qui plongent les spectateurs dans leurs propres imaginaires.

 

 

 

 

Antonio Garcia Leon : 1+.C, 20016 - impression trois couches sur plexiglas pmma 100 X 100 X 3 cm.

Les réalisations d’Antonio Garcia Leon, artiste né à Alger et vivant à Paris et à Barcelone, expriment, elles aussi, cette liberté d’interprétation qui amène le spectateur à se questionner sur lui-même. Associant numérique et art urbain, il réalise également de grands collages géométriques aux formes nettes et à son noir et blanc accompagné de seulement deux à trois couleurs primaires qui signe son originalité.

 

 

 

 

 

 

Szàsz Jànos Saxon : Quatre petits carrés autour de Paris, 2015 – huile sur bois 170 X 110 cm.

Dans l’étonnant travail du jaune et du blanc présenté à l’exposition parisienne (huile sur bois), l’artiste hongrois Szàsz Jànos Saxon  illustre l’alliance des mathématiques et de l’art. Inventeur de la théorie des « univers poly-dimensionnels », il dessine une explication globale du monde dans laquelle s’entrechoquent, points, lignes droites et autres figures géométriques. Il éclaire ainsi les réflexions actuelles sur les fractales et la théorie du chaos.

 

 

 

 

Une grande diversité d’expression. Si les œuvres présentées dans le cadre de Carrément 4 relèvent de l’Art Construit par leur coté épuré et géométrique, elles témoignent également d’un étonnant foisonnement créatif. Et ce, que ce soit dans le jeu des couleurs, dans la façon de jongler avec l’ombre et la lumière ou encore dans la variété des matériaux choisis.

 

 

Françoise Aubry : Labyrinthe, 2012 - pmma et acrylique 50 X 50 cm.

Artiste peintre plasticienne, Françoise Aubry travaille la couleur en jouant sur l’ombre, la lumière, la transparence... Elle crée des tableaux 3D et des sculptures cubiques ou sphériques en peignant à l’acrylique des matériaux translucides (verre dichroïque, miroir ou poly-métachrylate de méthyle) qui dessinent d’étonnants labyrinthes.

 

 

 

 

 

Roger Bensasson : 3 espaces 2 signes, 2016 – acrylique sur carton et bois, diptyque 80 X 30 cm chaque.

Roger Bensasson quant à lui joue avec les signes. A l’image d’un typographe éprit autant de pureté que d’authenticité, il joue sur la multiplication du même signe qu’il semble en mesure de reproduire à l’infini, dans des postures toujours nouvelles.

 

 

 

 

 

 

Jocelyne Santos : Polymorphe, 2014 – acrylique sur épicéa 31 X 21,5 X 9 cm.

Jocelyne Santos allie pour sa part jeux de couleurs et de formes en réalisant des compositions où se juxtaposent différents plans colorés qui interférent les uns avec les autres. En la sortant du cadre strict de la toile, elle donne une dimension architecturale à la couleur. Et invente ainsi des structures modulaires face auxquelles le spectateur a du mal à faire la part des choses entre réalité et illusion.

 

 

 

Andrée Muller

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