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Images d’été

Posté le 17/07/2019

 

 

Le soleil, les champs de blé, la mer, la plage, les vacances, l’oisiveté… les symboles par lesquels les artistes peintres évoquent l’été s’étoffent et se diversifient. Du tableau Le Soleil Chaud peint en 1888 par Vincent van Gogh à l’installation Sun & Sea présentée cette année par le pavillon lituanien à la Biennale de Venise, ce sont à la fois autant ces symboles que les raisons et les façons de les utiliser et de les représenter qui changent elles aussi. Peinture numérique, introduction de figurines, collage, ajout de photos, intervention de personnages réels… Voici à quoi ressemblent ces symboles de l’été dans les œuvres d’art d’aujourd’hui.

Apparu comme sujet d’art non religieux seulement au XIXe siècle car il était auparavant assimilé à une entité religieuse, le soleil occupe une place particulière. Selon l’historienne de l’art Céline Giraud, l’un des premiers artistes à faire du soleil un sujet artistique en soi serait le peintre anglais Turner lorsqu’il peint Le lever de Soleil sur un lac en 1840 (in Deuxième Temps). Viendraient ensuite Claude Monet avec Impression Soleil Levant (1872), puis Vincent van Gogh avec Le Soleil Chaud (1888), Edvard Munch avec Le Soleil (1909-1911), Emil Nolde avec Soleil Tropical (1914), Nicolas de Staël avec Agrigente (1954), Pablo Picasso avec Le soleil Tardif (1970)… A l’image du soleil qui a inspiré la plupart des grands peintres tout au long du siècle dernier, les symboles de l’été que sont la plage, la mer, les champs de blé… sont à la fois source d’inspiration et passeurs d’idées pour les artistes contemporains. 

 

 

Image extraite de la vidéo de l’installation « Sun & Sea » présentée par la Lituanie à la Biennale de Venise (voir ici sur youtube). Réalisée par trois artistes, Lina Lapelyte, Vaiva Grainyte et Rugile Barzdziukaite, cette installation a reçu un Lion d’or 2019 au titre de la meilleure participation nationale. Sorte de performance chantée, cet opéra se joue dans un bâtiment de l’arsenal militaire. Assis ou allongés sur leurs serviettes de bain, les chanteurs dénoncent le désastre climatique de la planète.

 

 

 

 

 

Créations d’ Eka Peradze présentées au salon Art Fair - Paris qui s’est tenu du 11 au 14 avril 2019. Née en 1974 à Tbilissi (Georgie), Eka Peradze vit actuellement à Berlin en Allemagne. Ses étonnantes peintures incrustées de petits personnages qui s’échappent parfois du paysage, et du cadre, donnent une impression à la fois de réalité et d'insolite.

 

 

 

 

 

 

Nina Brooke : Montauk Summer, acrylique sur toile (188 x 127 x 7,6 cm) présentée par la galerie d’art en ligne Saatchi Art (voir ici). Peintre de la mer, Nina Brooke métamorphose les plages et les rivages de la planète en les regardant de haut.

 

 

 

 

 

 

 

Aurélie Quentin : La marchande de poisson (2019), huile sur toile (116 x 73 x 2 cm), présentée par la galerie en ligne Art Majeur (voir ici). Artiste française d’origine Italo-Russe, Aurélie Quentin naît et grandit sur l’île de la Réunion. Ses portraits peints à l’huile représentent des jeunes femmes belles et rebelles, qui glorifient autant l’oisiveté que l’été. 

 

 

 

 

 

 

Tableau présenté sur le stand d’Hunaiza N. Saleem au salon Art Shopping Paris, printemps 2019. Artiste d’origine pakistanaise vivant à Paris, Hunaiza N. Saleem  réalise de somptueux tableaux aux couleurs de la mer et du soleil en utilisant de la résine (époxy) à laquelle elle ajoute des pigments, des coquillages, du sable...

 

 

 

 

 

 

Trouvée ici sur Instagram, cette image illustre un été à la façon street-art des champs ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà de leur diversité de forme, d’inspiration et d’intention, ces différentes représentations de l’été partagent une caractéristique commune : la mixité des techniques et des disciplines. 

 

Andrée Muller

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