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Entre réel et imaginaire

Posté le 20/10/2019

 

Il vient d’exposer ses « paysages d’ici et d’ailleurs » à la Galerie 39 à Barbizon : Gérard Dupoirier fait vivre des univers à la fois proches et lointains à travers une palette de couleurs bien personnelle. Sur toile, sur papier ou sur carton, il travaille l’acrylique par superposition et grattage. Il s’inspire des grands maîtres de la peinture pour créer des ambiances d’aujourd’hui où les lignes et les couleurs tantôt se fondent, tantôt s’entrechoquent. Présentation de cette peinture qui se situe en permanence entre réalité et abstraction. 

« La peinture est pour moi un moyen d’expression direct de l’émotion », se présente ainsi Gérard Dupoirier sur son site web. L’émotion, c’est en effet ce que l’on ressent aussi bien devant les paysages sur toile ou sur papier qu’il peint à l’acrylique que face aux résurgences de pierre qu’il fait vivre à l’encre de chine et crayon graphite en reprenant l’empreinte de vieilles pierres (voir ici « pierre à pierre » sur son site web).

 

De la réalité à l’abstraction. Qu’il redonne vie aux vieilles pierres dans ce jeu d’émergence et de résurgence ou qu’il s’inspire des maitres du XIXe siècle pour traduire la magie du vent dans les arbres, il place toujours ses œuvres entre le réel et l’imaginaire, entre l’abstrait et le figuratif. Ce voyage du réel vers l’abstrait - à moins que ce ne soit au contraire de l’abstrait vers le réel - est particulièrement mis en relief dans sa dernière exposition, « Paysages d’ici et d’ailleurs ». Présentée par la Galerie 39 à Barbizon le week-end dernier, cette exposition de Gérard Dupoirier qui vient tout juste de se terminer prenait en effet une étonnante ampleur dans ce lieu mythique. Aperçu :

 

 

 « Symphonie des bois Touffus », acrylique sur toile, 2019, 81 cm x 65 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Sur le rivage de la forêt B Viort », acrylique sur papier, 2019, 32 cm x 50 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Quand les arbres s’interpellent 1 », acrylique sur toile, 2019, 19 cm x 24 cm / « Quand les arbres s’interpellent 2 » acrylique sur toile, 2019, 19 cm x 24 cm. Possibilité de diptyque avec ces deux toiles.

 

 

 

 

 

 

 « Sur la route de Chailly », acrylique sur toile, 2019, 116 cm x 73 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Face aux secousses du vent », acrylique sur papier, 2019, 32 cm x 50 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

« Un matin très tôt 2 », acrylique sur carton, 2019, 22 cm x 15 cm.

 

 

 

 

 

 

 

Sur du papier, du carton ou des toiles, la patte d’artiste de Gérard Dupoirier reste toujours la même. Car c’est avant tout le geste qui importe pour lui. Et c’est pourquoi aussi travailler « dans le frais » est primordial à ses yeux : « Je peints à l’acrylique sur des toiles que je prépare au préalable en les couvrant de rouge anglais », explique-t-il. Ce n’est qu’ensuite, une fois cette première couche sèche, qu’il place ses couleurs. Essentiellement du bleu et du jaune avec lesquelles il fabrique des verts aux nuances multiples, modelant de la sorte autant des paysages que des impressions. Il joue sur les ombres et les lumières. Ajoute une touche de blanc. Gratte la peinture tout juste placée pour faire ressortir le rouge du fond… Et c’est ainsi par la rapidité du mouvement, la précision du geste, qu’il parvient à créer des paysages dans lesquels s’évadent nos propres imaginaires.

 

Andrée Muller

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