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Bruno Catalano, sculpteur de l’étrange

Posté le 29/08/2017

 

Ni vraiment ici, ni complètement ailleurs, tel est le premier sentiment qui vient à l’esprit lorsque l’on regarde les sculptures trouées de Bruno Catalano (en illustration ci-dessus dans son atelier). De New York à Bruxelles en passant par Paris et Venise, ce sculpteur marseillais expose ses réalisations un peu partout dans le monde. Malette de business man, sac ou valise, ces attributs du voyage sont comme autant de portes qui s’ouvrent sur des mondes ou l’humain semble ne tenir debout que par magie. Zoom sur quelques-unes des réalisations de cet orfèvre de l’étrange.

De l’étranger à l’étrange ! Ainsi pourrait-on résumer les voyages auxquels nous convient les sculptures trouées de Bruno Catalano. Jamais totalement entiers, les voyageurs représentés dans ces sculptures ne sont rattachés à notre monde que par un fil, comme pour nous pousser à jouer les équilibristes entre le réel et l’imaginaire.

 

 Le destin du voyageur

 

 

 

 

 

 

 

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Né au Maroc en 1960, Bruno Catalano expose pour la première fois ses sculptures en bronze trouées en 2005 dans une galerie parisienne. Elles représentent des voyageurs qui marchent, valise à la main, l’un sans bras, l’autre le thorax manquant... Mais en fait au départ, il s’agirait bel et bien d’une erreur : « … un jour de décembre 2004, il (NDR : Bruno Catalano) remarque, au sortir de la fonte, une avarie dans la sculpture d’un Cyrano. Il y a, en effet, un trou dans son ventre et le tronc menace de s’effriter. Cela tout d’abord le contrarie car il estime avoir réussi le visage. Ulcéré, il tourne et retourne l’œuvre blessée entre ses mains. Chercher à colmater la faille ? Et pourquoi pas, au contraire, la creuser et l‘agrandir ? Il s’acharne alors sur la partie délitée jusqu’à évider presque entièrement le buste », raconte le critique d’art Jacques Lucchesi sur le site web de l’artiste.

Ensuite après cet « erreur », tout va très vite. Les statues trouées connaissent un succès de plus en plus grand dans les salons où Bruno Catalano expose lui-même ses réalisations. En 2005 c’est le galeriste parisien qui passe commande d’une douzaine de statues trouées. Puis c’est leur internationalisation vers l’Angleterre, la Chine, la Belgique, la Suisse, les États Unis… Elles sont visibles aujourd’hui via différentes galeries dans le monde, la Galerie De Médicis à Paris, Galeries Bartoux à Paris et New York, la Galerie Ravagnan à Venise en Italie, Art Thema Gallery à Bruxelles…

 

Andrée Muller

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