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Aurélie Quentin, peintre des tropiques

Posté le 25/11/2019

 

Ni palmiers ni sable blanc, mais des portraits de jeunes femmes aux poses oisives. Si les peintures d’Aurélie Quentin glorifient autant la vie, que les couleurs des tropiques, elles sont aussi un hymne au droit à la paresse. Après le succès de sa dernière exposition personnelle, « L’art de l’oisiveté » qui s’est tenue à Paris en septembre dernier où elle présentait essentiellement de grands portraits peints à l’huile, Aurélie Quentin dévoile à l’occasion de son prochain accrochage d’étonnants petits formats réalisés à l’aquarelle et selon la technique d’encre sur papier de riz appelée sumi-e. Présentation en avant-première de ce remarquable travail…

 

Jeune artiste à la patte très personnelle, Aurélie Quentin se distingue par sa vision particulière des tropiques, à la fois réelle et décalée.Française d’origine Italo-Russe elle est née et a grandi sur l’île de la Réunion. Architecte de formation, elle fera très vite de sa passion pour la peinture son métier, exprimant à travers son art autant son attachement à son île natale que son attrait pour la musique et son intérêt pour les cultures afro-américaines. Ses grands portraits peints à l’huile glorifient en effet autant les moments ordinaires de la vie quotidienne que l’oisiveté, les différences de culture que le métissage, l’irrévérence de la jeunesse que les couleurs des tropiques… 

 

Eloge du métissage. L’exposition « L’art de l’oisiveté » qui s’est tenue à Paris à la Fondation OFI-AM du 11 septembre au 31 octobre 2019 présentait une vingtaine de portraits de jeunes métisses placés dans des décors urbains exotiques. Dans l’univers pictural d’Aurélie Quentin, jeunesse rime en effet avec dédain, beauté et contexte tropical. L’idée ? Traduire « l’irrévérence d’une jeunesse qui revendique le plaisir simple de l’instant présent ».

 

 

 Aurélie Quentin : « La marchande de poisson » (2019), huile sur toile (73 x 116 cm).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aurélie Quentin : « Le siège » (2019), huile sur toile (100 x 100 cm).

 

 

 

 

 

 

 

 

Aurélie Quentin : « Prise de bec » (2018), huile sur toile (100 x 100 cm).

 

 

 

 

 

 

Essentiellement en petits formats, la nouvelle série de portraits d’Aurélie Quentin est réalisée soit à l’aquarelle, soit à l’encre sur papier de riz : « Ayant pas mal bougé ces derniers mois, j'en ai profité pour travailler différemment, de manière plus nomade et instinctive, explique-t-elle. J'ai notamment beaucoup appris, en Toscane, chez mon Maître, le peintre Alain Bonnefoit qui m'a initié à cette passionnante technique japonaise qu'est le sumi-e ». A la fois philosophie de vie et approche comportementale, le sumi-e consiste en matière de peinture à rechercher la sobriété et la spontanéité du geste, à faire vivre la peinture, à éliminer le superflu, à ne traduire que l’essentiel…

 

 

Aurélie Quentin : sumi-e, encre sur papier de riz (2019), 40 x 30 cm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aurélie Quentin : sumi-e, encre sur papier de riz (2019), 40 x 50 cm.

 

 

 

 

 

 

 

Aurélie Quentin : aquarelle sur papier (2019), 40 x 30 cm.

 

 

 

 

 

 

 

A l’aquarelles ou selon la technique et la philosophie zen du sumi-e, ces dernières réalisations d’Aurélie Quentin seront exposées le 6 décembre prochain à Saint Gilles les Bains (173 rue du Général de Gaulles) sur l’île de la Réunion.

 

Andrée Muller

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