La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

ArtEthic Galerie : une jeune galerie d’art à connaître

Posté le 09/07/2018

 

Les paysages urbains d’Alione et les réalisations du sculpteur Max B en juin pour le premier accrochage, les photos de la série « les sauvages » de Marie Christine Palombit pour une deuxième exposition et les étonnants « territoires » de Paul Maz accompagnés des sculptures de Hervé Coignoux pour une troisième exposition en ce mois de juillet : ArtEthic Galerie a ouvert ses portes le 31 mai 2018. Cette dynamique galerie d’art parisienne n’est vraiment pas comme les autres. Nichée au cœur de Paris dans le cinquième arrondissement (tout près du Panthéon), elle expose les œuvres d’artistes contemporains soigneusement sélectionnés par un comité de professionnels indépendants. Et surtout, elle a pour objectif de mettre sur le marché des œuvres de bon niveau à des prix très accessibles, à partir de 100 €. Présentation de cet ovni qui donne un véritable coup de jeune à ce monde encore quelque fois un peu rigide des galeries d’art…

 

Start-up sociale et solidaire, ArtEthic Galerie a pris le statut de société coopérative d’intérêt collectif (scic). Elle a été fondée à l’initiative de Benamar Bouziane et Wilfrid Caix avec leurs associés amateurs d’art et artiste que sont, entre autres, Christian Mille, Serge Farade ou encore Francky Criquet. Les deux jeunes fondateurs-entrepreneurs ont pris le temps de créer une structure juridique adaptée à leur démarche à la fois solidaire, collective et entrepreneuriale : « La particularité de notre galerie est en effet d’être une société coopérative d’intérêt collectif, précise Benamar Bouziane, associé gérant chez ArtEthic Galerie. Nous sommes neuf associés avec, en plus, un comité de sélection formé par un collège d’artistes ». Très concrètement, l’objectif d’ArtEthic Galerie est de proposer à un public le plus large possible des peintures, des sculptures et des photos créées par des artistes contemporains (vivants) à des prix très raisonnables : « Nous voulons intéresser un public élargi en touchant ceux qui parfois ont peur de pousser la porte des galeries d’art traditionnelles, explique Benamar Bouziane. C’est pourquoi nous pratiquons des prix accessibles. Mais cela ne veut pas dire que nous bradons ou que nous soldions l’art. Bien au contraire, nous avons créé un comité de sélection, nous avons réalisé des études de marché, et nous fixons les prix des œuvres que nous vendons en fonction des prix réels du marché ». Précisons que bien sûr chaque artiste présenté par la galerie est soigneusement sélectionné par le comité de sélection, après évaluation, entretiens et visite d’atelier à l’appui.

 

Atteindre le public le plus large possible. Si la question du prix est en effet primordiale dans la démarche des gérants d’ArtEthic Galerie, ils n’en négligent pas pour autant la qualité des œuvres qu’ils décident de présenter dans leurs murs, un espace qui donne de plein pied sur la rue Lanneau et dont le sous-sol est en cave voutée. Les œuvres, méthodiquement étudiées et sélectionnés sont présentées dans le cadre d’expositions concernant un à deux artistes en même temps. Contrepartie ce cette sélection, Benamar Bouziane et Wilfrid Caix prennent entièrement à leur charge les frais commerciaux des expositions, marketing et promotion compris. La rémunération de la galerie se fait simplement au pourcentage sur la vente des œuvres.

Mais qui dit petits prix, dit aussi petits formats. Et c’est là un autre avantage de la démarche d’ArtEthic car petit prix rime également avec transport plus facile, et donc touristes... Et c’est bien en cela que ArtEthic Galerie dispose d’une offre d’art qui lui est propre en associant d’un côté l’ouverture vers un large public (y compris les non collectionneurs, les passants, les touristes), et de l’autre côté le savoir-faire des galeries d’art traditionnelles dans le choix des artistes et la gestion des œuvres « Nous contractualisons les œuvres, pas les artistes », souligne Benamar Bouziane.

 

A voir en ce moment. L’exposition « territoires » du peintre Paul Maz et du sculpteur Hervé Coignoux est actuellement visible, jusqu’au 28 juillet dans la galerie ArtEthic au 3 rue de Lanneau à Paris dans le cinquième arrondissement, vernissage (ouvert à tous) le 12 juillet de 18h à 21h. Les « territoires » de Paul Maz illustrent parfaitement la démarche des fondateurs d’ArtEthic.

Avec des couleurs souvent chaudes, des lignes d’horizon plus ou moins marquées et du papier qui transparait toujours quelque part sur des tableaux qu’il appelle des « territoires » (voir ici  l’article « Paul Maz, un inventeur d’imaginaires »), Paul Maz réalise des œuvres à la fois assez évocatrices pour susciter l’envie de s’y projeter et en même temps suffisamment ouvertes pour que chacun puisse y retrouver des échos de son propre imaginaire. Et ce, avec une politique de prix parfaitement éthique : « Pour moi, mes tableaux sont au bon prix lorsqu’ils sont achetés, plaisante Paul Maz. En fait, je cherche un point d’équilibre. Je veux les vendre à un juste prix, mais pas à un prix excessif car je veux les vendre quand même. Si j’ouvre mes tableaux, c’est pour les vendre. Bref, je milite pour un art accessible ». Rien de mieux donc que de conclure sur la devise de Benamar Bouziane et Wilfrid Caix : « ArtEthic Galerie, pour que tout le monde puisse s'offrir une œuvre d'Art ».

 

Andrée Muller

Partager via un média social