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Art plastique : la diversité du figuratif imaginaire

Posté le 01/06/2020

 

Dessins de Chourouk Hriech, toiles d’Eric Corne et pastels d’Anna Tuori : dans des styles très différents et des approches tout aussi distinctes, le travail de ces trois artistes reflète la progression de ce courant figuratif qui laisse une grande place à l’imagination, et semble prendre de plus en plus de poids sur le marché actuel de l’art contemporain. Ces accrochages sont actuellement visibles respectivement dans les galeries d’art d’Anne-Sarah Bénichou, de Patricia Dorfmann et de Suzanne Tarasieve, toutes les trois situées dans le quartier du Marais à Paris. Présentation…

Aux facettes multiples, l’art figuratif contemporain semble néanmoins trouver une direction en donnant une place toujours plus grande à l’imaginaire. Acteurs de cette tendance, les galeries d’art qui n’ont pas cessé de rester présentes et d’innover malgré la crise sanitaire de ces derniers mois, ouvrent à nouveau leurs portes au public depuis une quinzaine de jours. A l’appui de notre participation au « Dimanche des galeries » du 24 mai dernier organisé à l’initiative de plusieurs galeristes du quartier du Marais à Paris, voici donc un petit aperçu de la diversité de cet art figuratif imaginaire. 

 

Du questionnement sur le sens des sociétés modernes... Née à Bourg en Bresse en 1977 et diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux- Arts de Lyon, Chourouk Hriech dessine sur du papier, des murs et tout autre objet, en noir et blanc le plus souvent. Immeubles, maisons, rues, fleurs, animaux, chimères… elle interpelle notre société en mélangeant l’ancien et le récent, le rural et l’urbain, le quotidien et le rêve, le réel et l’imaginaire… Présentée par la galerie Anne-Sarah Bénichou l’exposition « ... et des échelles pour les oiseaux » qui lui est consacrée est visible jusqu’au 18 juillet 2020.

 

 

Chourouk Hriech : « La voce della luna #3 », 2020, impression et gouache sur toile, 280 x 70 cm, titré, daté, signé au dos. 

Présentation de l’œuvre par la galerie Anne-Sarah Bénichou : « (…) Chourouk Hriech reprend des oiseaux tirés de l'inventaire dressé par l'ornithologue John James Audubon entre 1827 et 1839. Elle place ces animaux colorés dans une architecture verticale, brutaliste et moderniste pour créer un contraste temporel entre les deux objets. Ainsi, l'artiste s'intéresse à l'appropriation du savoir et de l'image de ces oiseaux, en questionnant la perte de sens que nos sociétés modernes entraînent par rapport aux intentions initiales du naturaliste ».

 

 

… A la non frontière entre réalité et absurdité … Né en 1959 à Flixececourt, Eric Corne vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD) et de l’Ecole des Beaux-Arts de Tourcoing, Eric Corne enseigne à l’Ecole Nationale supérieure d’art de Bourges depuis 2008. Il associe dans son travail l’amour et l’irréalité, l’absurde et le quotidien, le ciel et la mer. Actuellement présentée « en dur » par la galerie Patricia Dorfmann, l’exposition « Le réalisme des anges » qui lui est consacrée devait se tenir à l’origine du 14 mars au 18 avril 2020. 

 

 

Eric Corne : « La conversation », 2019, huile sur toile, 162 X 130 cm. Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition personnelle « Le réalisme des anges », visible actuellement à la Galerie Patricia Dorfmann.

 

 

 

 

 

 

… En passant par la magie du souvenir et de l’éphémère. Née en 1976 à Helsinki en Finlande, Anna Tuori vit et travaille dans sa ville natale. Diplômée de l’Academy of Fine Arts de Helsinki et de L’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle peint la fugacité du temps, des sentiments et des illusions. Ses portraits sont comme des photographies de l’intimité des êtres, de l'esprit humain. Ils fixent le moment où d’étrangères, des silhouettes ou des situations deviennent familières parce que chacun y voit des choses différentes basées sur ses propres expériences et ses propres souvenirs. Troublant : « Les œuvres d’Anna Tuori créent un climat d’incertitude, d’ambiguïté », peut-on lire dans le commentaire de l’exposition que lui consacre actuellement la galerie Suzanne Tarasieve.

 

 

Anna Tuori : « Entirely Personal Matter III », 2019, spray, acrylique, pastel et huile sur toile, 80 X 75 cm, portrait présenté dans le cadre de l’exposition « Never Seen a Bag Exploding ». Cette seconde exposition personnelle de l’artiste finlandaise Anna Tuori à la Galerie Suzanne Tarasieve réunit un ensemble de dessins et peintures dont la série des Walkers / Marcheurs commencée en 2017.

 

 

 

 

 

Précisons pour conclure que les futures expositions des galeries d’art du Marais ainsi que les prochains « Dimanches des galeries » sont consultables via l’application « marais.guide » téléchargeable gratuitement sur smartphone par internet. Cette application répertorie les quelques quatre-vingt-dix galeries actuellement participantes, les géo-localise et centralise leurs informations sur les expositions et autres évènements à venir. Elle offre par ailleurs des balades artistiques « clé en main » selon quatre parcours : « Grand Parcours d’Est en Ouest » (21 galeries), « Parcours Haut Marais » (15), « Parcours Beaubourg (14) et enfin « Parcours Saint Paul » (10). Les temps estimés de chacune de ces balades sont même indiqués, de 3h15 pour celle à 21 galeries à 1h45 pour celle à 10 galeries. Une très belle initiative !

 

Andrée Muller

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