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Art : les arcanes du printemps

Posté le 26/03/2019

 

Quelles sont aujourd’hui les représentations artistiques du printemps les plus originales ? Symbole de l’éveil de la nature et du renouveau, le printemps est aussi un thème clivant dans le monde de l’art. Et c’est parce qu’il est depuis des siècles un sujet d’inspiration récurrent que ses représentations hors normes sont, peut-être plus qu’ailleurs, révélatrices de changements de fond. Même si au fil des ans l’arrivée de la belle saison produit régulièrement son lot de paysages fleuris, le printemps n’est synonyme ni de redondance ni de répétition en matière artistique, fort heureusement. Peintures et photos : voici à quoi ressemble le printemps dans ces interprétations qui, sortant de l’ordinaire, évoquent chacune à leur façon un aspect du renouveau artistique actuel.

Des champs de coquelicots de Claude Monet peints à la fin du XIXe siècle en passant par « Le cheval du Printemps » de Salvador Dali dessiné en 1983, les représentations du printemps par les artistes évoluent et changent au fil des ans en fonction des mouvements artistiques qui traversent les époques. Cette évolution est difficile à percevoir car le printemps reste un sujet d’inspiration relativement cerné dans lequel dominent les représentations d’une nature le plus souvent en fleur. Mais c’est ce qui, en contrepartie, donne un poids plus important aux interprétations divergentes. Nouveaux matériaux, nouvelles références, nouveaux styles : voici donc quelques exemples illustrant les contours d’un renouveau artistique.  

 

Nouveaux matériaux. Présentés par la galerie en ligne Kazoart (voir ici) parmi une cinquantaine d’œuvres évoquant le printemps, les « Tournesols » de Christian Clausier sont en référence à Vincent Van Gog, un thème printanier classique. Ils traduisent cependant tout le potentiel d’innovation et d’invention artistique que représente aujourd’hui la photographie numérique : devenant un matériau tout aussi malléable et façonnable que le peinture ou l’argile, elle participe à la création de nouveaux mondes imaginaires. Les évocations du printemps de Florence Gobled (nom d’artiste : Flo) et de Nicolas Gouny sont quant à elles des créations entièrement numériques.

 

 

Christian Clausier : « Tournesols » 40 cm x 30 cm, photographie tirée en 30 exemplaires, visible sur la galerie d’art en ligne Kazoart (voir ici).

 

 

 

 

 

 

Flo : « Arbre en fleur au printemps », peinture numérique, 2018, visible sur la galerie d’art en ligne Artmajeur ( voir ici). « Née en Bourgogne, Florence Gobled pratique le dessin dès son plus jeune âge. D’abord tournée vers les techniques traditionnelles tels le pastel ou l’aquarelle, elle se dirige désormais vers une pratique numérique de l’art avec un vif intérêt pour l’illustration (...) », indique le site web de la galerie. 

 

 

 

Nicolas Gouny : « The Spring Arboretum  », peinture numérique, 2011, visible sur la galerie d’art en ligne deviantart.com (voir ici ). « Après avoir exercé tour à tour les professions de joueur de triangle, dresseur de chats (…), je me suis installé dans un petit village perché sur la Creuse, avec femme, enfants, puces savantes et bagages pour m'y livrer à l'éthologie de la girafe et à l'illustration (…) », précise-t-il sur son blog.

 

 

 

 

Nouvelles références. Le printemps n’est plus seulement évoqué par des cerisiers en fleur perdus dans la campagne ou les champs de coquelicots sous le vent. Les artistes d’aujourd’hui l’exposent aussi en ville. Ainsi les chaises de la rue Rivoli de Clotilde Nadel font apparaître le printemps au détour d’une terrasse d’un bar parisien à la fois à travers un bac de plantes vertes posés là fortuitement et les vêtements de pluie des passantes. Muriel Cayet pour sa part évoque le printemps à travers le bleu de la pluie.

 

 

Clotilde Nadel : « Chaises rue de Rivoli » peinture à l’huile, 80 cm x 80 cm, 2007, visible sur la galerie d’art en ligne Kazoart (voir ici ). 

 

 

 

 

 

 

Muriel Cayet : « Aux couleurs des pluies de printemps », acrylique sur toile, 20 cm x 20 cm, 2019, visible sur la galerie d’art en ligne Artmajeur (voir ici ). Artiste peintre coloriste et art-thérapeute certifiée, Muriel Cayet vit et travaille dans le Berry depuis plus de vingt-cinq ans. Elle a effectué plusieurs centaines d’expositions personnelles dans le monde et ses œuvres sont présentes aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Asie…

 

 

 

 

Nouveaux styles. Dans sa peinture minimaliste, Nelly van Nieuwenhuijzen évoque le printemps à la fois dans le bleu d’un ciel immense, le vert des prés et surtout la ligne jaune entre ciel et terre symbolisant les champs de colza en fleur. Marianne Charlotte Mylon (nom d’artiste : Marlo Mylonas-Svikosky ) joue uniquement pour sa part avec les lignes et les couleurs pour illustrer des ambiances, des saisons, des moments dans l’année.

 

 

Nelly van Nieuwenhuijzen : « Red roofs, green fields », acrylique sur toile, 90 cm x 90 cm, présenté par la galerie en ligne saatchiart.com (voir ici ). « Je pouvais sentir le ciel. Le mouvement. La pression. L'inimaginable étendue ! J'aime à quel point le ciel est presque tout…», écrit-elle en commentaire de sa toile sur le site de la galerie.

 

 

 

 

 

Marlo Mylonas-Svikosky : « spring vibrations », acrylique sur toile, 60 cm x 80 cm, 2018, présenté par la galerie en ligne Artmajeur (voir  ici  ). Ce tableau « a obtenu le Prix Raffaello à la Biennale des Nations de Venise, mars 2018, car je l'ai choisi pensant aux couleurs des tableaux de ce grand Maître de la Renaissance Italienne dont les couleurs rappellent la gamme des fleurs du printemps (…) » indique-t-elle sur le site web de la galerie.

 

 

 

Photo reconstruite, paysage urbain aux couleurs chatoyantes, immensité du bleu du ciel… il est certain que les artistes ne représentent pas tous le printemps de la même façon. Il semblerait cependant qu’il existe certains marquages temporels comme la façon de positionner les nuages comme les peintres hollandais du XVIIe siècle, de jouer avec l’ombre et la lumière comme les impressionnistes du XIXe siècle, de donner des formes géométriques aux couleurs comme les cubistes du XXe siècle, d’utiliser les aplats de couleur comme dans les applications numériques…

 

Andrée Muller

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