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Art contemporain et diversité

Posté le 31/01/2017

 

Peinture et photographie, figuratif et abstrait, travail sur la matière et numérique… la troisième édition parisienne du Salon international d’art contemporain art3f s’est caractérisée par la grande diversité des œuvres présentées, tant du point de vue des approches que des matériaux utilisés. Aperçu…

Plus 3000 œuvres présentées par quelques 200 exposants le week-end dernier à Paris : cette troisième édition parisienne du salon art3f a réussi son pari de rassembler sous un même toit artistes indépendants et galeries. Et surtout, le salon a reflété la multiplicité du travail artistique contemporain. En voici cinq exemples.

 

Le mariage réussi de la photo et de la peinture. Ne rejetant en rien son classicisme, Catherine Lévêque-Vnuk (nom d’artiste Balthazar) superpose sur ses toiles peinture, photographie et écriture pour évoquer le souvenir, le temps qui passe, la mémoire qui s’arrête sur des lieux ou des moments heureux : « J’associe mon travail de peintre et de photographe, explique-t-elle. Parfois je peints sur les photos, d’autres fois je laisse apparaître des morceaux de photo tels quels. Et même si au final mes toiles sont comme des mille feuilles avec beaucoup de couches, je travaille toujours à l’ancienne, sur des châssis recouverts de toile de lin ou de coton ». De « Paysages intérieurs » à « Mémoires de Lyon » les toiles de cette artiste peintre lyonnaise reflètent en effet une étonnante magie où se mélangent en monochrome le réel et l’imaginaire (voir ici sur son site).

 

Toiles de Balthazar vues au salon art3f de Paris - 2017.

 

 

 

 

 

 

 

Un art de la matière. Développant l’idée « d’expressivité de la matière » (voir ici) tout en se référant aux grands maîtres de la peinture moderne et classique, Gaspard focalise pour sa part son travail d’artiste sur la matière elle-même. Ses tableaux abstraits où les lignes jouent avec le format, la lumière et la matière sont faits de grains de sable, de billes de verres, de poudre de marbre ou de fer solidifiés : « Je dessine directement dans la matière les lignes qui vont agiter la lumière, qui vont la faire vivre de façon aléatoire » précise-t-il. Son défi de peintre ? Faire dialoguer matière et esthétique picturale !

Tableaux de Gaspard exposés au salon art3f de Paris - 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeux de lumière. « Je pars avec une idée visuelle de la lumière pour faire entrer la troisième dimension dans mes tableaux », explique Pat Bungener. Elle peint ses grandes toiles abstraites (huile sur fond acrylique) à « grands coups de spatules », tout en reconnaissant néanmoins : « Travailler sur des petits panneaux lorsque je ne suis pas bien sûre de moi ». Surtout pas de gel ou autres liants du genre, mais au contraire le fond le plus lisse possible pour donner de l’espace, pour communiquer les sensations d’immensité et de vide : « J’essaie de ne pas avoir de matière sur mes toiles ».

 

Grandes toiles de Pat Bungener présentées au salon art3f de Paris - 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

Parler au public. Avec leur mise en scène théâtrale et leur jeu d’ombre et de lumière, c’est un autre vide qu’évoquent les toiles de Virginie Mézan de Malartic. C’est le vide de l’absence, celui que chacun comblera en fonction de sa propre sensibilité. Son idée ? Raconter dans ses toiles le début d’une histoire et laisser au public le soin d’en trouver le dénouement. La démarche consiste ensuite à évoquer de façon picturale ce vide qui laissera à chacun sa liberté d’imagination. Son secret ? « Des couches et des couches de peinture et même parfois du pigment ajouté à la peinture, dévoile Virginie Mézan de Malartic. Tout en gardant l’équilibre entre fluide et épais, ombre et lumière ».

 

Quelques-unes des toiles de Virginie Mézan de Malartic montrées au salon art3f de Paris - 2017

 

 

 

 

 

 

 

De l’ancien au nouveau. C’est revêtu de l’habit du comte de Montecristo que Lord Wilmore présentait au salon ses « subligraphies », tirages photographiques sublimés sur des plaques d’aluminium. Réalisée dans une presse à 200 degrés, la sublimation fait passer les encres à l’état gazeux afin qu’elles se fondent littéralement dans les plaques d’aluminium. L’un des principaux effets de la sublimation étant la qualité des couleurs et des contrastes, l’œuvre imprimée est très proche de l’original réalisé sur ordinateur. L’idée ? Interpeller le public sur la question de l’identité (est-elle une illusion ?). Ces œuvres numériques, en particulier le canard vide sur fond vintage pixelisé façon premiers jeux vidéo, donne à chacun la possibilité de se projeter dans le décor… ou pas.

 

Lord Wilmore devant ses tableaux au salon art3F de Paris - 2017.

 

 

 

 

 

 

 

Organisé par la société art3f créée par Serge Beninca, ce salon consacré à l’art contemporain se tient à présent dans plus d’une dizaine de villes : Mulhouse (où s’est tenue la première édition en décembre 2012), Lyon, Nantes, Toulouse, Nice, Metz, Montpellier, Paris, Bruxelles, Luxembourg, Lausanne. Le prochain aura lieu à Toulouse, du 24 au 26 février 2017.

 

Andrée Muller

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