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Art : cinq femmes dans l’abstraction

Posté le 13/03/2017

 

Visible jusqu’au 1er avril, l’exposition « Printemps, cinq femmes dans l’abstraction géométrique » réunit à la galerie NMarino dans le quartier du Marais à Paris quelques-unes des œuvres abstraites de cinq artistes plasticiennes contemporaines. Chacune d’elle joue à sa façon avec les formes, les couleurs et la lumière. Magique !

Sculptures ou installations, les œuvres présentées actuellement par la galerie NMarino ont un point commun : témoigner d’un étonnant travail pluriel sur la lumière. Et de fait, jouant avec les formes géométriques, les couleurs, les ombres ou les reflets, les cinq artistes qui en sont les auteures donnent, chacune à leur façon, autant de visions particulières de l’art abstrait géométrique contemporain :

 

Françoise Aubry- Jouant aussi bien sur la matière et la transparence que sur l’ombre et la lumière, Françoise Aubry crée des tableaux, des cubes ou des sphères où les couleurs s’entrecroisent et semblent animées de leurs propres vies. Voir par exemple ici la vidéo du « polychrome blanc ». Cette artiste peintre plasticienne travaille à la peinture acrylique sur des matériaux comme le verre dichroïque, le miroir ou le poly-métachrylate de méthyle (Pmma) afin de donner toute sa force à une étonnante dynamique faite de couleurs et de lumière.

 

Martha Boto- Née à Buenos Aires d’une famille d’origine espagnole, Martha Bono (1925-2004) est célèbre par ses mobiles à mouvement aléatoire (voir ici Wikipedia). Artiste très vite reconnue par ses contemporains (elle reçoit deux prix de peinture dès 1947), elle s’oriente vers l'abstraction géométrique en 1954. Elle rejoint alors l’association Arte Nuevo, puis adhère au groupe des Artistes Non Figuratifs Argentins (Anfa) et participe à de nombreuses manifestations d’art concret. Installée à Paris à partir de 1959, elle utilisera l'électricité dans son travail et réalisera ses premières œuvres cinétiques au début des années 1960. Elle collaborera dès lors au mouvement international Nouvelle Tendance et militera en faveur de la reconnaissance du cinétisme.

 

Geneviève Claisse- Comptant parmi les représentantes majeures de l’abstraction géométrique en France, Geneviève Claisse débute sa carrière artistique dans les années 1950. Elle n’a pas cessé depuis d’approfondir son langage non-figuratif fait de couleurs et de formes géométriques élémentaires (cercles, triangles, carrés, diagonales…). A lire en particulier « Geneviève Claisse, Réalités 65 » qui présente un ensemble de gouaches et d'huiles qu’elle a réalisées entre 1965 et 1966 (voir ici les références de cet ouvrage dont elle est co-auteure). C'est au cours de ces années que Geneviève Claisse prendra son essor artistique en se détachant de l'influence de Mondrian, et aussi de celle de son grand-oncle Auguste Herbin, l’un des fondateurs de l’abstraction en France. Aujourd’hui mondialement reconnue, Geneviève Claisse a exposé au Japon, aux États-Unis, en Suisse, au Canada… Et en France bien sûr !

 

Isabelle de Gouyon Matignon- « Je travaille sur les notions de vide et de plein. Je travaille également sur les notions d’équilibre et de déséquilibre dans l’espace » : se présente ainsi Isabelle de Gouyon Matignon sur son site web (voir ici). Elle débute sa carrière par des réalisations aériennes aux formes très géométriques, sculptures polygonales évoquant même parfois dans leur déséquilibre des jeux de construction pour enfant. Puis, s’intéressant à l’inox et à son effet de miroir, Isabelle de Gouyon Matignon va donner vie à ses œuvres en faisant d’elles des reflets du monde qui les entoure.

 

Aracelis Ocante- La galerie NMino présente le style bien particulier de cette artiste aux œuvres d’une étonnante présence : « Le graphisme occupe une place importante dans le travail d’Aracelis Ocante, et devient son champ d’action principal. La transformation obtenue sur une surface par la soustraction ou l’addition de bandes coupées, pliées ou sortant de leur support, crée un certain espace, souligné par la diversité des fonds et l’opposition des côtés ».

 

Andrée Muller

 

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